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Le tango des naufragés

Comédie

De 5 à 9 F / De 2 à 6 H

Résumé :

Banlieue parisienne.

 

A ma gauche, une grande maison familiale. Ludivine y coule des jours tranquilles au son de son piano. Elle y héberge depuis peu un vieil ami de la famille, au grand dam de ses deux filles, célibataires endurcies et héritières impatientes.

 

A ma droite, la classique maison de retraite dirigée de main de fer par Mélanie. S’y côtoient les résidents, le personnel de soin et les visiteurs.

 

Sur un air tour à tour enjoué et dramatique, comique et nostalgique, la loupe posée sur ces deux mondes parallèles mets en relief les petites et grandes aspérités de l’âme humaine.

 

La vieillesse et son rapport au monde sont au cœur de la pièce. Mais vieillir, n’est-ce pas aussi grandir, s’adapter, vivre ?!?

 

Au gré des rencontres, des événements, des humeurs, le tango des naufragés déroule par petites touches le fil essentiel de nos existences. Et dégage le doux et fugace parfum du bonheur.

Note d'intention :

Les troupes de théâtre amateurs sont souvent constituées de comédiens de tous âges. Retraités, étudiants, actifs… Le Tango des naufragés répond à cette problématique tout en traitant d’un thème concernant la majorité, voire la totalité de la société.

 

Vieillir… un naufrage !

 

Le vieil adage a la peau dure, malgré l’augmentation de la durée de vie. Lorsqu’on parle de séniors aujourd’hui, on entend surtout Alzheimer et autres maladies, rides, retraites, baisse de niveau de vie, sécurité sociale, résidence médicalisée…

 

Le parti pris initial axé sur le vieillissement et la co location, en tant qu’effet de mode ou évolution sociétale, ouvre une ribambelle de possibilités comiques : le vieux qui perd la tête, le cynisme des « loueurs » de lits, les enfants en quête d’héritage, le corps qui ne répond plus... Mais pas seulement !

 

Bien sûr, on retrouve quelques figures imposées, telles que des personnages pittoresques ou énigmatiques, cinglants ou empathiques, rêveurs ou pragmatiques, etc. mais l’idée première comme toujours, est de raconter une histoire, avec des femmes et des hommes, des enjeux suivis d’une vraie conclusion et le plein d’émotions.

 

C’est un miroir qui nous est tendu. Avec sa part de pudeur - on ne nomme pas la maladie, on la vit -, sa part d’ombre - la mort est omniprésente mais ne survient pas là où on l’attend-, sa part de rires - certaines répliques font mouche -, sa part de philosophie - quel sens donner à son existence ?-, sa part de mystère. - qui est cette Marie qui ponctue de nombreuses scènes de ses réparties cinglantes ?-.

 

A l’image de notre quotidien, dans le Tango des naufragés, on rit beaucoup, on pleure un peu, on se chamaille, on s’engueule, on règle ses comptes, on se soigne, on se moque, on se confie, on attaque ou on bat en retraite. On fait preuve de poésie, d’esprit, de rusticité, de scatologie aussi, de folie, de tendresse, d’espoir, de désespoir. D’amour. On triche, on apprend, on grandit, on vieillit, on tombe ou on se relève. On lit, on joue de la musique, on danse. On parle ou on se tait.

 

Ce n’est pas le conflit des générations. Ce n’est pas non plus la simple opposition entre plusieurs façons de - bien -  vieillir.

En filigrane s’impose joliment la simple beauté de la vie, dont il est conseillé de profiter, avec ce temps allié ou ennemi qui passe inexorablement. Et qui finit toujours par nous rattraper.

 

Trop naïf ? Peut-être. Qui parmi nous ne s’est jamais retourné un jour sur sa propre vie, avec la secrète et douloureuse impression d’être passé à côté de l’essentiel ?

Presse :

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