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LA TÊTE A L'ENVERS

Résumé :

Deux amis que tout oppose sont en colocation.

 

Benjamin est harcelé par une fille qu’il n’aime pas et traverse une crise profonde. C'est la panne sèche.

Jérôme, agent immobilier, accumule quant à lui les contrats et les conquêtes.

 

Un matin, Marie, pleine de charme et de prestance, sort de la chambre de Jérôme. Quelques jours plus tard, elle emménage même chez eux pour plusieurs semaines.

 

Benjamin ne comprends pas ce couple mal assorti, qui chamboule l’ordre établi.

 

Confidences, malentendus, calculs, révélations, lâchetés, provocations…

Chacun dès lors va tisser sa toile et avancer ses pions.

Note d'intention :

Comédie

pour 1 femme et 2 hommes

La tête à l’envers, c’est d’abord l’histoire d’une forte amitié masculine, mise à mal par l’irruption de la femme, du sentiment amoureux et de ses mystères.

 

Nous sommes dans la comédie classique des 2 colocataires que tout oppose, le public est en terrain connu. Pourtant,  les dialogues et les événements ne cherchent pas seulement le bon mot ou le comique de situation habituel. Les personnages, leur caractère et psychologie, restent la priorité. Un souci de crédibilité qui se manifeste jusque dans les non-dits et les silences.

 

La toute fin peut clairement être attendue (voire espérée), les rebondissements ne sont pas toujours ceux imaginés. Aucun des personnages n’est véritablement à sa place. Ou plutôt, chacun s’efforce de trouver la sienne. Le côté ‘solaire’ du récit s’entrechoque avec la part d’ombre de ses héros.

 

La pièce souligne la difficulté d’aimer et dresse un portrait contemporain des ‘adulescents’, ces adultes qui éprouvent du mal à vieillir et à s’assumer. Marie, Benjamin, Jérôme symbolisent parfaitement l’époque contemporaine : des valeurs refuges à géométrie variable, l’omniscience de la psychologie dans un monde en perte de repères, le culte de la performance sexuelle, le burn-out (mal symptomatique du siècle), l’oubli de soi malgré un individualisme féroce, le flou des relations humaines, les dérives carriéristes. Mais ils personnifient également la capacité de cette génération à se renouveler, une vraie joie de vivre, l’humanité plus grande que le nombrilisme, l’évolution de la société de consommation et de notre rapport au monde animal, l’espoir universel d’un amour éclatant. Nos anti héros ont l’intelligence du cœur, ce qui les sauve.

 

Les 3 vivent dans leur bulle, l’appartement refuge, la scène telle un cocon. Ils restent ainsi étrangers au malaise social grandissant, dans les rues adjacentes ; hermétiques à la colère populaire que l’on entend monter par petites touches. En se protégeant de ces vives tensions extérieures, Marie, Benjamin et Jérôme ne se rendent pas compte qu’ils s’exposent aux effets (violents ?) de leur propre révolution intime.

Avec son happy-end, la comédie quasi-romantique reste néanmoins légère et drôle. Un conte de fée moderne aux rires parfois doux-amers.

 

Nous retrouvons aussi le même cérémonial. La totalité des scènes s’ouvre le matin, au réveil, lorsque Jérôme revient de son footing. Un running-gag pris au pied de la lettre. Il donne aux spectateurs ses repères tout en mettant en lumière les évolutions des uns et des autres. Une succession de détails ou d’anecdotes qui éclairent les enjeux, dramaturgiques et comiques afin que l’ordinaire du quotidien apparaisse ‘extraordinaire’ comme il se doit au théâtre.

 

 

DESCRIPTION DES PERSONNAGES :

 

Une comédie sur le thème de la panne d’un quarantenaire.

 

Le personnage de Benjamin traverse une crise comme on en connaît tous (?). En panne sur tous les plans : intellectuel, moral, sexuel. Rien n’y fait, il n’avance pas. Le déclic se fait attendre pour enfin s’extirper de ce burn-out. Son profil d’intello en prise avec le syndrome de la page blanche (celle qu’il écrit puisqu’il est scénariste comme celle de sa propre vie) est à opposer, tout en contraste et efficacité, à celui de son ami Jérôme.

 

Lui ne s’embarrasse pas de questions existentielles : sportif au bagout incomparable, dragueur invétéré, toujours en mouvement, de l’énergie à revendre. Le genre de type qui dégage une impression séduisante de force primaire. Jérôme se relève aussitôt de ses échecs et poursuit sa route. Il est trop souvent vide de réflexion.

Benjamin et Jérôme sont les deux faces de la même pièce : Le romantique et le libertin, l’intello et le sportif, la réflexion et l’action. La fuite en avant et l’arrêt sur image. Une vision forcément trop binaire qui méritait d’être affinée, autant dans l’écriture que sur scène.

             

Aussi, pour révéler les vraies natures, enclencher le processus révolutionnaire de ces deux caractères emblématiques, survient Marie et le tourbillon émotionnel induit. Une fille comme nombre de garçons - hétéros - rêverait d’en rencontrer : élégante, fine et célibataire ! Une autorité naturelle associée à un charme dévastateur. L’équilibre entre la grâce et l’esprit. Une femme de tête, tout en contrôle, plutôt dirigiste, légèrement psychorigide mais suffisamment délurée pour aimer la vie. Néanmoins, sans qu’elle s’y attende, un grain de sable peut vite dérégler sa belle mécanique et révéler une fébrilité insoupçonnée. En tombant en panne de voiture un soir, elle n’aurait pu imaginer ce qui allait suivre. Marie, épargnée par la vie, qui a toujours maîtrisé l’ensemble des paramètres de son existence, sera dépassée par ses émotions, ses intuitions mêmes. Ce qui la rendra très mordante. La simplicité naïve de son comportement est parfois en contradiction avec son métier de psychologue.

 

Le point commun à ses trois âmes en suspens : La quête amoureuse.

Presse :

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